Ladakh, au pays des Yaks

To the top

Khardung La, 5600m. La route carrossable la plus haute du monde.


Bon, reprenons où nous en étions; j’ai posté quelques photos du paysage lunaire que nous avons traversé pendant notre fameuse randonnée. Mais ça ne traduit pas la souffrance sous le cagnard .. Hin hin ! voilà ce qui arrive quand on veut jouer les aventuriers. Bref, bilan, on est pas encore prêts pour le camp de base de l’Himalaya, ça c’est sûr.

L’altitude ne nous empêchera pas, par contre, de grimper ( en voiture cette fois faut pas pousser quand même ), au point le plus haut que l’on peut atteindre en roulant, j’ai nommé m’sieurs ‘dames, Khardung La the highest motorable road of the world, qui serpente à 5600 m. De là-haut, tout est plus grandiose encore; on est entouré de nappes neigeuses, la vue sur la vallée est impressionnante. J’ai  touché la neige de mes petits doigts, c’est vraiment fantastique de changer d’ambiance en quelques heures! La température a chuté de plusieurs dizaines de degrés, on était pas loin de 0°. Un instant même, sous un passage nuageux, quelques flocons inattendus sont arrivés, et tout le monde s’est écrié  » hooo… haaaa ! « .

Mais le truc sympa, c’était de monter encore un petit peu plus pour atteindre un point de vue exceptionnel sur un big rocher. Hop hop, j’ai monté les premiers mètres avec une énergie  joyeuse, mais après quelques instants impossible de reprendre mon souffle ! j’ai commencé à voir blanc tout autour et mes oreilles bourdonnaient. Il a fallu que je me calme, pour pouvoir respirer normalement. Le reste je l’ai fait au ralenti, tellement  j’avais les jambes en coton et la tête qui tournait . Ahh mais je ne serais pas repartie sans mon mug khardung La, The souvenir à rapporter !  ( Tellement il y avait pas autre chose, et tellement j’avais failli crever sur place donc pas question d’avoir fait ce sur-effort pour rien ). Ah si ! de superbes  photos aussi, regardez ci-dessous !

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Quelques instants de repos au campement de la famille royale du Ladakh ( Trith Camp ), la grande classe quoi. Et pourtant simplicité en pleine nature. C’est ça le grand luxe.

Après la vallée de l’Indus, nous avons passé quelques jours dans la vallée de Nubra, plus sauvage encore. Les routes sont encore plus craignos; on ne peut passer qu’à un seul véhicule à la base, sauf si on décide de se serrer et alors ça passe tout juste, mais ça passe ( logique indienne  » si ça passe… «  ). Faut juste pas être côté ravin, franchement ça fout les jetons.

La vallée a été ouverte au tourisme il y a sept ans, c’est très récent. C’est en effet une des zones les plus sensibles du Ladakh, coincé entre le Pakistan et la Chine. L’armée est omniprésente et prête à intervenir. On nous a donc demandé une photocopie de notre passeport… pour mieux venir nous chercher en cas d’invasion… après ça, vous dormez bien la nuit je vous assure. Non, franchement, en réalité, la protection est excellente, on ne peut pas mieux faire. Au moment du voyage, les effectifs avaient doublé, à l’éaroport de Leh les contrôles sont pires qu’à NY ( mais sssiii j’vous jure: si tu vas pas reconnaître ta valise elle reste au sol ), surtout avec la venue du Dalai Lama. En tout cas j’ai du mal à comprendre comment on peut faire la guerre dans une région aussi rude. Mais la beauté des lieux fait qu’elle en devient très convoitée.

trirth camp

camp2

wildrosetree

le Trith Camp, dans le vallée de Nubra ( qui signifie  » vallée des fleurs  » ). Et juste au dessus, méditation sous un rosier sauvage.. c’est romantique, en fait, le Ladakh.


Enfin, parlons de choses plus futiles… Le cashmire, les belles étoles en pashmina, les petits pulls 100% pure laine… Et oui, c’est l’endroit !  Des petits trésors à rapporter, mais le problème est le prix qui reste élevé même ici au fin fond de l’Inde. Pour une grande écharpe en pashmina shawl, soit de la pure bêbête, il faut compter un minimum de 50 euros. Les pulls avoisinent les prix de chez Zadig & Voltaire, donc aucun intérêt. Après la tactique est toujours de négocier le prix avec la quantité, ça marche mais ne pensez pas diviser le prix par dix. On a essayé, un loooonng moment, mais  le gain n’a pas été énorme; tous les vendeurs sont alignés, et personne n’est capable ( ou ne veut pas ) de vous donner une idée de  » fair price « . Donc, on a lâché l’affaire, juste de quoi se faire plaisir, point à la ligne.

Dans le ptit magasin de produits locaux biologiques que j’avais repéré à Leh( Ladags Apricot Store ), j’ai trouvé des petits pots de crème à l’abricot et son huile. Un produit magique si vous avez la peau sèche, l’hiver notament. Mais ici, les femmes l’utilisent toute l’année. J’ai donc fait un plein. Quoi d’autre…  Je n’en parle pas davantage, car je ferais un billet spécial sur mes découvertes ayurvédiques un peu plus tard. Et il y a de quoi !

A suivre//


5 commentaires sur « Ladakh, au pays des Yaks »

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