Se souvenir des belles choses

 

 

img_3396

 Lodge La Carolina au Costa Rica: rien qu’aux bougies !

 

 

  Je me suis souvent demandée qu’est ce qu’on retenait vraiment d’un voyage exceptionnel. Quand je pars, je suis toujours équipée d’un moins un appareil photo pour immortaliser tout ce que je vois ( le mastodonte et le mini passe partout ). Je pensais qu’en prenant une quantité d’images d’un endroit magnifique,  j’aurai le plaisir d’en admirer la beauté longtemps après ( avec l’espoir qu’un fond d’écran polynésien puisse  faire oublier un hiver à Paris ).

Pourtant, ce n’est pas à travers cette image que les souvenirs reviennent forcément. Je ne sais pas vous, mais moi, au final, les beaux clichés ne sont pas le représentatif du voyage passé. Il y a autre chose. Quand je suis partie l’année passée au Costa Rica, nous avons été dans pleins d’endroits parfaits; oui, parfaits. Chambres proprettes, gens accueillants, nature exubérante comme j’adore avec toutes ces fleurs aux formes et aux couleurs hallucinantes… un vrai décor de rêve, on était à la limite d’un monde parallèle où le défaut n’existe pas. Je pense à cet hôtel où la vue était à couper le souffle, à celui où un perroquet cassait des noix en paradant devant nous.

 Parmi nos étapes successives, nous ne sommes restés qu’une seule nuit dans un lodge spartiate construit dans un bois, un peu sombre, où il n’y avait pas d’électricité. On y a rencontré  une poignées de frenchies, qui nous ont averti qu’un serpent rodait près des chambres. Bref, un lieu très différent des précédents! Et pourtant… c’est celui là qui me rappelle le Costa Rica. Voilà où je veux en venir; je n’ai rapporté ni cliché fantastique, ni quelconque objet de ce curieux endroit. Mais alors ?

Alors, il me reste seulement le souvenir d’une atmosphère particulière qui flottait dans les bois, chargée des senteurs végétales et musquées. Les chambres, étroites toutes en lattes de bois, en étaient emplies. La nuit descendait, mais la fraîcheur n’arrivait même pas à s’imposer entre les murs. On alluma des bougies à terre dehors près de la table des guests. J’avais le sentiment d’être en pleine jungle, qu’il n’y avait aucun rempart entre mes pauvres jambes à nu et les serpents rôdeurs. Et qui sait comme j’ai peur des serpents, j’en avais des p…..! de frissons dans le dos ( oui… j’aime bien me laisser torturer par mon imaginaire ). Biensûr à table la conversation s’est rapidement concentrée sur les serpents ( le fameux guest qui en avait contoyé un très dangereux très proche des chambres ), j’en ai donc eu pour ma part, et j’ai regagné mes lattes de bois la lampe frontale aux aguets. Heureusement je n’ai pas gardé en mémoire que des histoires de serpents, mais cette sensation d’être seuls au monde, éloignés de tous, au milieu des bruits d’animaux la nuit durant jusqu’au petit matin. La photo au-dessus est pour moi une de celles qui retranscrit le mieux l’ambiance de la Carolina

Je ne sais pas ce qui va faire du prochain voyage quelque chose d’unique, je préfère le découvrir là-bas… ou à mon retour. Avec une tonne de photos mais des super souvenirs pleins la tête.

Que je suis pressséééeeeee de partiiiirrr..

 

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s