Namasté !

OffrandesTiksey


Et bien voilà;  je suis rentrée de voyage il y a quelques jours, le temps est passé si vite, et la connection internet était si mauvaise en Inde ( meuhhh nooon j’me cherche pas d’excuses ), que je n’ai pas pu tenir régulièrement mon blog comme souhaité ! Mais, je ne vous ai pas oublié, bien au contraire, j’ai pris quantité de photos, j’ai repris les crayons pour croquer scènes et paysages. Et rapporté tout ce que j’ai trouvé de plus beau sur place ( sauf le Taj Mahal ).

Comme il y a beaucoup de choses à dire, je vais essayer de ne pas partir dans tous les sens, mais de rester concise, du concentré de bonnes choses mes amis… Je parlerais en premier du Ladakh puis du Rajastan ( Nord de l’Inde ), simplement parce que c’est l’ordre du voyage, on va pas faire compliqué . Et comme il y a beauuuucccoup de choses, je vous le redis encore, il y  aura donc plusieurs billets, des photos et encore des photos, pour le plus grand bonheur de vos yeux… J’espère que ce voyage virtuel vous donnera envie de partir dans ces merveilleux endroits. Parfois étonnants.


Le Ladakh

C’est une petite région du nord de l’Inde, logée sur les pentes de l’Himalaya, en général personne ne sait où c’est, moi y compris avant de partir. Le choix de la destination a été  simple; au début on voulait aller au Tibet, mais mousson oblige, l’agence nous a orienté sur le Ladakh, Juillet-Août étant la meilleure période pour accéder aux plus hautes routes , aux coins les plus reculés, et aux monastères. Comme son voisin le Tibet, le Ladakh vit à l’heure bouddhiste, ce qui lui vaut le surnom de « petit tibet ».

En descendant de l’avion, j’ai respiré à pleins poumons l’air pur des 3500m de Leh, sous un soleil éclatant et pas un nuage à l’horizon. Très vite la température encore fraîche du matin a disparu et une chaleur plombante s’est imposée. Après une nuit à l’hôtel Grand Dragon ( en dormant très peu; bagarres de chiens en meute hurlants des heures et des heures … ), j’avais toujours la sensation d’être dans un avion; tête compressée, sinus bouchés… l’altitude, on m’avait prévenue. Heureusement, j’avais compilé avant le départ tout un tas de médocs dont les aspirines en paquets.

Malgré ces petits désagréments, on a été visité Leh à deux pas de notre hébergement, et ça a été un effort de fou à fournir, il y avait une petite cote qui nous a paru interminable, le souffle court. Je comprends maintenant pourquoi il ne faut pas s’amuser à grimper sur des rochers le premier jour en haute montagne, il faut pieusement écouter les habitués. On sent qu’on est bien peu de choses..

Leh, 3500m, est la ville la plus peuplée du Ladakh, lieu de commerces et départ de toute excursion. Plutôt décontractée, assez animée. Les vendeuses de rue s’installent pour la journée sur les trottoir de la grande rue marchande pour vendre des fruits et légumes, que du frais, que du bio, pour quelques roupies. bon ok, quand vous êtes touristes, vous payez le prix fort. On a embarqué un cornet de tous petits abricots, pas plus gros qu’un calot de verre chacun. Un régal. On ne se doutait pas que les vallées sont envahies d’abricotiers, il y en a vraiment partout, partout. Il n’y a qu’à tendre la main pour en cueillir, ils sont à portée de tous. On ne doutait pas non plus qu’on arriverait vite à saturation.

Echoppe

mosqueeLeh

ecoliers

farawayindia1

Les jours suivants, on est parti à la découverte des monastères, au rythme de deux ou trois par jour. Je ne citerai pas les noms, car je ne m’en souviens pas toujours; des grands, des cachés, des perchés sur un pic, des anciens-et-décrépis, des pour-femmes ( nonneries ) .. en tout cas ils sont aussi beaux et propices au recueillement les uns que les autres. Et ce n’est pas la poignée de touristes qui troublerait la méditation des moines. Enfin, il y en a quelques uns que j’ai particulièrement apprécié; celui de Tiksey pour sa luminosité, et l’énergie qu’il dégage ( sa grande salle de méditation qui surplombe un Bouddha géant est vraiment très agréable ), celui d ‘Alchi pour être caché dans un jardin d’abricotiers ( encore des abricots !) et pour abriter des peintures originales d’influence persane datant du XI ème siècle. Celui de Lamayuru pour son Bouddha doré géantissime assis à l’extérieur, dans un cadre sublime. Mais, même si chaque monastère ou palais est particulier, il y a toujours cette atmosphère un peu irréelle, des odeurs d’encens mêlées à l’humidité des vieilles pierres. Les objets rituels, les tissus et tanka colorés qui racontent le vie de Bouddha, et si on a raté un épisode, les moines dans leur robe grenat se feront un plaisir de vous aider, ils sont d’une extreme gentillesse.

Notre guide Chosgan, parlait très bien l’anglais et il a pu nous faire partager l’esprit du Bouddhisme, même si j’ai perdu quelques miettes en route car je ne suis pas très fortiche en langue étrangère. Mais c’est tellement plus intéressant d’avoir un ladakhi à ses côtés, la communication avec les locaux devient plus facile, surtout avec ceux qui ne parlent pas anglais.

viewfromSheypalace

camels

river

monastery

BouddhaTiksey

roue

young monk

Oil Lamp

monks

monk

Jour après jour, nous débarquions notre maxi-valise ( à qui la faute ? ) dans de petits hôtels modestes mais à l’accueil très chaleureux, ou dans des campements en plein air où l’on nous invitait à prendre un thé massala ( avec des épices et du lait, mais attention rien à voir avec le massala des plats indiens ! ) dans les vergers qui gardaient la fraîcheur en fin de journée. Une pause bien méritée après les hautes marches des monastères, la gorge sèche en permanence à cause de l’altitude. Mais le thé que j’ai préféré est celui à la canelle et cardamone, avec un fond d’éclats d’amandes. Un vrai délice. S’en suivait le repas, en général le Veg Thali qui est servi partout ailleurs en Inde. Faut dire qu’au Ladakh il n’y a pas cent cinquante plats, mais en tout cas c’est vraiment très bon, il y a le riz comme aliment de base , le dhal - une soupe de lentilles -, et un bol de légumes épicés. Mais il est arrivé de voir des frites passer sous notre nez dans une auberge, un jour de fête sans doute …

Nous avions aussi prévu une journée de trekking, sans savoir ce qui nous attendait; six heures de marches ( montées, descentes, jamais de terrain plat, chochotte s’abstenir ) dans un paysage de rocs et de sable gris, occre. Désertique, impressionnant. C’est simple, j’ai eu l’impression de traverser la vallée de la mort. On ne s’attendait pas à de telles températures, et contrairement à ce qu’on m’avait dit à Paris, mes pieds n’ont pas gelés. Bien au contraire, je me suis retrouvée avec des chaussures de marche d’hiver, limite de glacier, à trimballer sous le soleil ardent ! Notre guide, lui, gambadait à nos côtés comme un cabri. On a fini harassés, avec des méga coups de soleil car même si vous vous tartinez de crème, sachez qu’en haute montagne, rien ne vaut la chemise à manches longues ! Bref, un joli souvenir quand même, cet ultime dépassement de soi ! Dans la vallée, on a croisé des trekkeurs ( mais des vrais, eux ) qui partaient à l’assaut du col que nous venions de gravir péniblement, sacs à dos avec tentes et tout le reste …

A suivre /


About these ads

3 réflexions sur “Namasté !

  1. Oh comme ça me donne encore plus envie de partir en Inde!
    Ton récit est superbe et tes photos, je bave dessus!
    En tout cas, ravie d’avoir découvert ton blog ;)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s